4e régiment d hélicoptères des forces spéciales
DamienBoiteux - 11 janvier 2013: aux premières heures de l'opération "Serval", le lieutenant Damien Boiteux, 41 ans, du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales basé à
Du27 au 29 avril 2010, le 4e Régiment d'Hélicoptères des Forces Spéciales réalisera un exercice de combat en zone urbaine "grandeur nature" au sein même de la ville de Tarbes (Hautes-Pyrénées). De tous les environnements opérationnels, le milieu urbain a le privilège d'être à la fois le plus probable et le plus complexe.
Le4e Régiment de parachutistes alpins "Ranger" est une unité des forces spéciales de l'armée composée de personnel spécialement sélectionné et entraîné, particulièrement entraîné et équipé pour mener à bien l'éventail complet des tâches typiques des "opérations spéciales". L'unité combine les capacités typiques de la spécialité montagne
gardepartagée avec le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS). Ce double emploi n'est pas la seule originalité du nouvel arrivant. Pour la première fois à Pau, un appareil sera loué à une société privée pour les exercices militaires. Ce Super Puma est en effet propriété d'Hélicoptères de France (HDF), une entreprise basée dans les Hautes-Alpes. Ce marché
Leministère des Armées a passé commande pour 10 hélicoptères NH90 Caïman portés au standard 2. Ces appareils contribueront au rajeunissement de la flotte du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) de Pau. De la charge pour Airbus Helicopters, Thales et Safran « Le ministère des Armées a passé commande le 29 septembre dernier []
nonton the walking dead season 10 idlix. Spécialistes de l’action, du renseignement humain et du contre-terrorisme, les 4 000 soldats des forces spéciales sont expédiés sur tous les points chauds où la France est engagée. Avec passion. Des tireurs d’élite du 1 er régiment parachutiste d’infanterie de marine de Bayonne. L’anonymat requis pour la sécurité des opérateurs impose le port de la cagoule. PHOTOS LA VOIX Publié 25 Juin 2019 à 16h45 Temps de lecture 3 min La mort comme hypothèse de travail. » C’est le sous-titre d’un livre d’un ancien colonel de l’infanterie de marine et historien, Michel Goya Sous le Feu, éditions Taillandier, 2015. On vit avec ça, en permanence », nous rétorque un gaillard cagoulé du commando Hubert de la Marine, la reine des unités d’élite des forces spéciales de l’armée française, les nageurs de combat. Un mois plus tôt, dans la nuit du 9 au 10 mai au Burkina Faso, deux de leurs camarades d’ Hubert », les premiers maîtres l’équivalent d’adjudant Cédric de Pierrepont 33 ans et Alain Bertoncello 28 ans sont morts lors d’une opération qui a permis la libération de quatre otages, dont deux Français. L’état militaire exige en toutes circonstances l’esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême », pose dans son article 1 le statut général des militaires de 2005. Pas de problème pour en parler, ajoute l’officier marinier. Nous sommes un petit groupe. On vit et on s’entraîne tellement ensemble qu’on se connaît tous très bien. Nous sommes toujours en première ligne, constamment, alors, on déguste. Vous savez, on a aussi beaucoup de blessés. » Un opérateur CTLO contre-terrorisme et libération d’otages du commando Jaubert de la marine nationale. PHOTO LA VOIX » On rencontre à Pau ces hommes rares, rompus à l’action sur tous les théâtres d’opérations extérieures où la France est engagée. Le commandement palois des forces spéciales terre et la base du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales se nomment Quartier Chef de bataillon Damien-Boiteux, du nom du pilote de Gazelle du 4e RHFS, tué le 11 janvier 2013, au premier jour de l’opération Serval au Mali. Les soldats des FS » sont exposés. Sur les 25 morts dans la bande sahélo-saharienne depuis 2013, sept appartenaient à la Task Force Sabre des forces spéciales 28 %. 800 en opérations en permanence Ils sont devenus indispensables, parfois suremployés malgré l’augmentation des effectifs, passés en quelques années de 3 000 à 4 000 opérateurs, dont 800 engagés en permanence. Un rapport du Sénat de 2014 explique la vogue des forces spéciales Elles sont parfaitement adaptées aux formes d’engagement modernes. » Face à un ennemi mobile, fugace, au faible nombre, qui utilise le terrorisme comme moyen d’action, l’outil forces spéciales permet d’imposer son propre tempo à la guerre ». À l’épreuve du feu, Michel Goya évoque des hommes ordinaires qui peuvent faire des choses extraordinaires ». Pour être et durer au 1er RPIMa régiment parachutiste d’infanterie de marine, il faut que le métier devienne une passion, et très vite, sinon, vous ne tiendrez pas, nous indique un sous-officier, depuis 20 ans au fameux régiment bayonnais. Ce n’est pas un simple boulot pour gagner sa vie à la fin du mois. Parfois, on prend des risques. On sait que ça peut mal se dérouler. Alors, on passe énormément de temps à l’entraînement, de nuit, dans des conditions extrêmes. C’est ce qui nous permet de sortir du lot. » Un chuteur du CPA10 air, deux tireurs d’élite du 1er RPIMa terre et du commando de Penfentenyo marine utilisent les mêmes termes pour décrire leur étrange métier. Comme s’ils avaient besoin de se rassurer On n’est pas des cow-boys. Le Rambo n’existe pas chez nous. Au contraire, il pourrait mettre tout le monde en danger. Notre force, c’est de travailler ensemble. » Un chuteur FL120 12 000 pieds, soit 3 600 m du CPA10, commando parachutiste de l’armée de l’air n°10. PHOTO LA VOIX » Un opérateur du 1er RPIMa concède une contrainte, une faille On en parle très peu à la famille. C’est difficile de partager un travail pareil, surtout quand on revient et qu’il faut se remettre à vivre normalement. » Un opérateur du 1 er RPIMa avec un masque NRBC nucléaire, radiologique, biologique, chimique. PHOTO LA VOIX » Lire aussi VIDÉOS. Paris touché par un déluge et de violents orages, des stations de métro inondées et fermées Cafards, climatisation et toilettes hors-service... les trains Ouigo épinglés par la CGT-Cheminots, la SNCF se défend Centrale nucléaire de Zaporijjia Emmanuel Macron s’est entretenu avec Volodymir Zelensky A lire aussi VIDÉOS. Paris touché par un déluge et de violents orages, des stations de métro inondées et fermées Cafards, climatisation et toilettes hors-service... les trains Ouigo épinglés par la CGT-Cheminots, la SNCF se défend Centrale nucléaire de Zaporijjia Emmanuel Macron s’est entretenu avec Volodymir Zelensky Souvenirs d’opérations extérieures une catastrophe chimique évitée au Kosovo Paris après un braquage à la voiture-bélier, il fuit en plongeant dans la Seine Hauts-de-Seine saisie record de près de 15 tonnes de gaz hilarant» Voir plus d'articles
Quatrième de couvertureL'auteur, spécialiste des forces armées, invite à découvrir le 4e Régiment d'hélicoptères des forces spéciales, une unité polyvalente qui sert d'appui à différentes unités d'élite française commandos marine, 1er Régiment de parachutistes, etc.. Les différentes photographies illustrent le quotidien et les missions des pilotes, commandos, etc., ainsi que leur motivation et leur professionnalisme.
Cet exercice, en présence des plus hauts dirigeants militaires des deux pays, a consisté pour des commandos français et saoudiens à prendre le contrôle de l'aérodrome. Une vingtaine de parachutistes largués à 1800 m ont pris le contrôle de la piste pour préparer le posé d'assaut de quatre avions Hercules C-130 et Transall des deux pays transportant huit véhicules légers embarquant des commandos. Sept hélicoptères des deux armées, notamment un appareil d'assaut Tigre français, assuraient la surveillance et l'appui feu de la zone survolée par un avion de chasse Rafale. Cet entraînement a fait partie de l'exercice Tigre 2 des forces spéciales françaises et saoudiennes, dans le cadre du programme de coopération militaire bilatérale. La première édition de ces manoeuvres s'étaient déroulées en mars 2011 dans le nord de l'Arabie saoudite. Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Un millier d'hommes, dont 350 Saoudiens, sont engagés, du 1er au 18 octobre, dans diverses régions de Corse, le relief montagneux de l'île et ses côtes constituant un terrain d'entraînement favorable pour l'entraînement commando. Soulignant "la coopération militaire étroite et ancienne" entre les deux pays, le chef d'état-major des armées françaises, l'amiral Edouard Guillaud, a exprimé dans une allocution sa "très grande satisfaction" au terme de cet exercice qui a permis "d'améliorer le niveau de coopération depuis l'an dernier". Ces manoeuvres, a-t-il ajouté, permettent "de développer l'interopérabilité entre toutes les composantes terre-air-mer des forces spéciales sur le terrain". Il a rappelé que les "atouts" de ces forces, actuellement engagées notamment en Afghanistan et qui opèrent généralement de nuit, sont "la réactivité, l'adaptabilité, l'autonomie, la discrétion et l'initiative". Leur mission est, selon le ministère de la Défense, "d'obtenir rapidement un effet déterminant sur l'issue d'une crise ou d'un conflit". Son homologue saoudien, le général Hussein Abdallah Al Qobeil, s'est félicité des "relations excellentes entre les deux armées". "Nous avons acheté beaucoup de matériel militaire français", a-t-il ajouté exprimant le souhait "de développer les échanges et la coopération dans tous les domaines". Il a rappelé que les forces des deux pays avaient combattu ensemble lors de l'invasion du Koweit par l'Irak, en 1990, et que les forces spéciales saoudiennes avaient encore été engagées notamment lors des combats à la frontière avec le Yémen en 2010. Les forces spéciales saoudiennes engagées en Corse appartiennent à l'Armée de terre du royaume, qui possède également des forces spéciales dépendant du ministère de l'Intérieur. C'est la première fois que ces unités sont projetées en Europe, a souligné le général Al Qobeil. Six unités du Commandement des opérations spéciales françaises sont engagées dans ces manoeuvres 1er Régiment parachutiste d'infanterie de marine, 13è Régiment de dragons parachutistes, Commandos de marine, Commando parachutiste de l'air n°10, 4è Régiment d'hélicoptères des forces spéciales, Escadron de transport aérien Poitou. Des unités conventionnelles de l'Armée de terre, de la Marine et de l'Armée de l'air participent également. Les plus lus OpinionsChroniquePar Gérald BronnerLa chronique d'Aurélien SaussayPar Aurélien Saussay, chercheur à la London School of Economics, économiste de l'environnement spécialiste des questions de transition énergétiqueChroniqueAbnousse ShalmaniLa chronique de Christophe DonnerChristophe Donner
Lors d’une audition à l’Assemblée nationale réalisée dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances [PLF] 2021, le 6 octobre, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé la commande de dix hélicoptères NH-90 TTH Caïman » pour les besoins du 4e Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales [RHFS]. Cette commande, notifiée à NHIndustries, était prévue par la Loi de programmation militaire [LPM]. Jusqu’à présent, peu de détails ont été donnés sur cette version forces spéciales » du NH-90, si n’est qu’il était question d’intégrer le système Eurofl’eye », une caméra grand champ » qui, développée par Safran, offre un angle de vision à 210° et permet une restitution en 3D, infrarouge et indépendante pour chaque membre de l’équipage de l’environnement dans lequel évolue d’appareil. Une étude portant sur cette capacité avait été lancée par la Direction générale de l’armement [DGA] en octobre 2018. Cela étant, trois jours après l’annonce de Mme Parly, la DGA a précisé que, dix-huit mois après le lancement des études préparatoires, menées en partie en coopération avec la Belgique et l’Australie, la NAHEMA [NATO HElicopter Management Agency] » venait de notifier, en son nom, le contrat de développement de la version forces spéciales’ du NH-90 » et qu’un avenant au contrat de production des 74 TTH commandés au profit de l’armée de Terre avait également été notifié pour couvrir la modification des dix derniers appareils au standard forces spéciales’. » Dans son communiqué, la DGA explique que les principales améliorations qui seront apportées au NH-90 FS porteront dans un premier temps sur l’intégration d’une boule optronique Euroflir 410 de nouvelle génération fournie par Safran Electronics & Defense, ce qui permettra d’améliorer la détection des obstacles et des menaces, en vol tactique et dans n’importe quelle condition. Pouvant recevoir dix senseurs différents en fonction des besoins et offrant, s’agissant de l’imagerie, quatre bandes spectrales complémentaires permettant l’identification à longue distance [TV, couleur, proche infrarouge, infrarouge et SWIR – pour voir à travers la fumée ou les nuages et détecter des objets dans l’eau], la boule Euroflir 410 va également équiper les drones tactiques Patroller de l’armée de Terre ainsi que les hélicoptères Dauphin N3 et H160 loués par la Marine nationale afin de patienter jusqu’à la mise en service du Guépard. Une autre modification, précise la DGA, donnera la possibilité d’utiliser l’issue arrière du TTH pour les opérations d’aérocordage avec autoprotection par les portes latérales ». En outre, plusieurs améliorations concernant la soute du NH-90 permettront entre autres d’utiliser l’issue arrière en vol ou d’afficher la vidéo du système optronique d’observation au profit des personnels en soute. » Et il est question d’installer des provisions électriques et mécaniques » pour l’intégration ultérieure d’autres systèmes qui sont probablement les plus importants. Ainsi, le casque TopOwl, de Thales, passera de l’analogique au numérique, ce qui offrira de nouvelles capacités, comme l’affichage vidéo haute résolution des senseurs de pilotage et de mission, la réalité augmentée et l’affichage de symbles tactiques en 3D. Cet équipement sera commun avec le prochain standard 3 de l’hélicoptère d’attaque Tigre », indique la DGA. Enfin, la caméra Eurofl’Eye sera associée au casque TopOwl, améliorera les conditions de pilotage en environnement dégradé ». Les évolutions du NH90 FS, qui suscitent de l’intérêt d’autres pays déjà équipés de cet hélicoptère, ne sont pas destinées à l’usage exclusif des forces spéciales. En effet, la plupart de ces nouvelles capacités seront également utiles à l’Aviation légère de l’armée de Terre pour augmenter la couverture opérationnelle du TTH », souligne la DGA. Cela étant, ces améliorations pourraient aussi profiter aux NH-90 NFH de la Marine nationale. C’est en effet ce qu’ont sous-entendu les députés Jean-Jacques Ferrara et Jean-Pierre Cubertafon, dans leur rapport réalisé dans le cadre d’une mission flash » sur les hélicoptères des forces armées. Pour la marine, l’augmentation du parc à hauteur de dix appareils N90 NFH permettrait de lui donner les moyens de satisfaire le contrat opérationnel à l’horizon 2035, de renforcer notamment les moyens logistique du groupe aéronaval, aujourd’hui sous dimensionnés, d’assurer les alertes contreterrorisme maritime et le besoin des forces spéciales mer », ont estimé les deux parlementaires. Mais sans aller jusqu’à une telle commande, ils ont aussi rappelé que la version navale du NH-90 doit faire l’objet d’une rénovation à mi-vie indispensable pour lui donner une capacité d’évolution au-delà de 2030 », dans les domaines de la guerre électronique, de l’auto-protecton, de l’armement anti-navire léger et des calculateur de mission. En attendant, le 4e RHFS ne disposera de ses cinq premiers NH-90FS qu’en 2025, les cinq suivants devant lui être livrés l’année suivante. Photo © DGA
Étant donné que le ministère des Armées ne rend plus public le taux de disponibilité de ses aéronefs, les conclusions de la mission flash » conduite par les députés Jean-Pierre Cubertafon et Jean-Jacques Ferrara au sujet des hélicoptères militaires est attendue. Et on a pu en avoir un aperçu lors de l’examen de leur rapport en commission, ce 15 juillet. Ainsi, si la réforme du Maintien en condition opérationnelle aéronautique [MCO Aéro] lancée par la ministre des Armées, Florence Parly, en décembre 2017, va dans le bon sens », avec une verticalisation des contrats de soutien et le recours à un prestataire unique, ses effets tardent à se faire sentir. Selon les derniers chiffres avancés par M. Cubertafon, seulement 33% des 438 hélicoptères en dotation au sein des trois armées seraient en état de voler actuellement. Au-déjà de l’immobilisation d’appareils pour des visites périodiques ou des opérations de modernisation, cette situation s’explique par la sévérité des conditions d’emploi en opérations extérieures, le manque de mécaniciens et de techniciens [il en manque 200 à l’Aviation légères de l’armée de Terre – ALAT], le soutien industriel, qui a encore d’importantes marges de progression et, surtout, l’hétérogénéité de la flotte, avec 12 types d’hélicoptères différents [et 27 micro-parcs]. Or, souligne Jean-Jacques Ferrara, l’évolution du contexte opérationnel et stratégique, comme les leçons tirées de nos engagements récents ou en cours soulignent l’exigence de disposer d’une composante héliportée robuste et performante, offrant notamment de nouvelles capacités de protection, de rayon d’action et de vitesse. » Et donc de s’assurer de la cohérence du parc [d’hélicoptères] et de son adaptation à nos ambitions », a-t-il dit. Pour les deux députés, il faut non seulement moderniser et renouveler la flotte d’hélicoptères mais aussi la renforcer, étant donné que, ont-ils fait observer, l’intensité de nos engagements ont révélé ses fragilités, tant en quantité – son format est taillé au plus juste au regard des contrats opérationnels – qu’en qualité, en raison de l’obsolescence technique des appareils les plus anciens ». Sur le premier point, M. Curbertafon estime que la question de l’augmentation du nombre [d’hélicoptères NH-90] Caïman NFH [Marine, qui doit disposer de 27 exemplaires d’ici 2022] et TTH [ALAT, qui en attend 74 au total, dont 10 pour ses forces spéciales] mérite d’être posée », de même que celle d’un retrofit » de ces mêmes appareils ainsi que des Caracal. Quant à la qualité et, plus largement, à l’homogénéisation des flottes, les deux députés soulignent que le programme d’hélicoptère interarmées léger [HIL – Guépard] doit être lancé sans le moindre retard, avec les spécificités exigées par les trois armées. Et ils voient dans le plan de relance de l’économie ainsi que sur l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 autant d’occasions pour avancer sur ces sujets, dont aussi celui relatif à la modernisation des capteurs embarqués. Par exemple, si le plan de soutien à la filière aéronautique, présenté en juin, prévoit l’acquisition de 8 hélicoptères neufs de type H225M Caracal, les rapporteurs proposent d’aller encore plus loin afin de remplacer la totalité des 20 Puma de l’armée de l’Air, dont les faits techniques ne cessent de croître »; Une gestion de bon père de famille devrait nous conduire à commander non pas 8 mais 20 appareils neufs. Nous savons d’ores et déjà qu’il nous faudra renouveler l’ensemble de la flotte [des Puma]. Actuellement, il est envisagé de procéder à une location-vente de 12 appareils d’occasion afin de retirer du service les Puma. Nous risquerions de nous retrouver avec une flotte hétérogène, chère à rétrofiter et à entretenir et peu adaptée à nos opérations. En outre, une telle commande [de 20 Caracal] permettrait d’accentuer le soutien à Airbus Helicopters » tout en réduisant le coût unitaire de chaque appareil », a fait valoir Jean-Jacques Ferrara. Par ailleurs, la question des besoins des forces spéciales a été évoquée, d’autant plus que ces dernières ont souvent recours aux hélicoptères. À ce sujet, M. Ferrara a révélé que, au cours de ces deux dernières années, le 4e Régiment d’hélicoptères des Forces spéciales [RHFS] de l’ALAT a engagé des appareils au Levant, dans le cadre de l’opération Hydra. Sans doute pour des missions IMEX [IMmediate EXtraction] au profit des forces engagées en Syrie et en Irak. Cela étant, le député a douché les espoirs du Commandement des opérations spéciales [COS] de disposer d’hélicoptères de transport lourd [HTL], qu’il réclame pourtant depuis plusieurs années. Alors que cette question des hélicoptères de transport lourd revient régulièrement dans les débats, nous pensons qu’il est temps d’acter que la France ne disposera pas d’une telle capacité de manière patrimoniale », même s’il ne fait aucun doute que ce besoin est avéré, notamment pour les forces spéciales », a affirmé M. Ferrara. L’acquisition de tels appareils ne semble pas soutenable en raison du coût d’acquisition, de mise en oeuvre et d’entretien », a-t-il continué. C’est donc au niveau européen qu’une telle question doit être traitée » même si cela ne répond pas aux besoins du COS en rasion de la discrétion inhérente aux opérations spéciales », a ajouté M. Ferrara. Pourtant, selon le dernier numéro d’Air Actualités, dédié justement à la modernisation des hélicoptères, l’état-major de l’armée de l’Air envisage de se positionner sur ce segment via différentes études des location à court terme ou d’acquisition à moyen terme d’un HTL pour notamment le déployer en opération extérieure au profit du COS. » Et d’ajouter La réflexion sur le HTL se poursuit. L’armée de l’Air consulte ses alliés [Royaume-Uni, Allemagne] pour la mise en place d’un partenariat à l’image de l’escadron franco-allemand de C-130J qui verra le jour prochainement sur la base d’Évreux. » L’idée de faire d’un escadron franco-allemand inversé » par rapport à celui d’Évreux a les faveurs du député Ferrara. Sauf que cela nécessiterait sans doute l’acquisition d’hélicoptères de transport lourds par la France puisque l’unité de C-130J sera composée d’avions appartenant en propre à la Luftwaffe… À moins que Berlin [ou Londres] fasse une fleur à Paris dans ce domaine, en acceptant que ses appareils puissent être engagés au Sahel? Quoi qu’il en soit, le plan de relance de l’économie, qui vise à soutenir l’emploi et l’industrie française, ne sera d’aucune aide Airbus Helicopters, a expliqué le député, n’est pas prêt à s’engager dans un programme d’hélicoptère de transport lourd compte-tenu de l’hégémonie américaine [Sikorsky, Boeing, ndlr]. » Cela étant, l’idée d’un assemblage de tels appareils sous licence, en France, n’a pas été évoquée par le député. Ni celle d’éventuelles compensations industrielles » [offset] dont bon nombre de contrats d’armement sont désormais assortis. Enfin, et c’est sans doute le côté le plus surprenant de ce dossier, M. Ferrara a indiqué que l’ALAT est réservée » sur la question des hélicoptères lourds de transport, alors que l’armée de Terre peut en mesurer quotidiennement l’apport grâce à ceux déployés au Sahel par le Royaume-Uni et le Danemark. Je vous parle franchement de ce qui nous a été dit l’ALAT remet en cause la nécessité d’avoir des hélicoptères de transport lourd, ce qui paraît surprenant […] sachant que nos opérations, qui montent en intensité, nécessitent des moyens supplémentaires, que les soldats au combat sont de plus en plus lourds, avec de plus en plus de matériel », a dit M. Ferrara. En tout cas, le député a résumé la situation Il ne faut pas se raconter d’histoires. Nous n’aurons jamais une flotte patrimoniale d’hélicoptères de transport lourd » et nous en avons pourtant besoin. Que fait-on? ».
4e régiment d hélicoptères des forces spéciales