a quoi ressemble les cendres d un chien

Sila plupart ont un assez grand nombre d’abonnés, Mya la chienne qui ressemble à un renard, en a environ plus de 30 000 à compter du 7 juin dernier sur son compte Instagram. En effet, suite à un article posté sur le site Buzzfeed, cette chienne est devenue l’une des plus populaires sur la toile. L’article se porte surtout sur la Son visage ressemble à une bougie fondue », « C'est le chien le plus fort que j'aie jamais connu. Après son opération, il avait un tube d'alimentation qui sortait de son cou et j'ai dû y pousser de la nourriture liquide pour chiens pendant quelques semaines. Il ne s'est jamais plaint et est resté immobile pendant que je le faisais », a confié son bienfaiteur. Ce dernier a Ellemange les cendres de son mari (vidéo) Une Américaine qui vient de perdre son mari ne peut s'empêcher de manger ses cendres. Redactie 11-08-11, 13:45 Dernière mise à jour: 05-05-19, 22:12 Unnombre croissant de Japonais qui sont propriétaires d’un animal aimeraient pouvoir célébrer un office funéraire lorsque celui-ci meurt, à Demainmatin ma femme va faire piquer mon chien ,je ne suis pas chez moi suis à 2400 km de chez nous, il et vieux 16 ans rendu aveugle, cela va faire 10 moi ,au commencement il ne souffraient pas mais ,il à présentement des problèmes de santé plus graves les hanches etc je le fait contre mon grès ,ces comme mon enfant le laisser partir me fait très mal je pleure comme nonton the walking dead season 10 idlix. Surmonter Vous avez choisi la crémation individuelle pour votre compagnon, il vous reste à décider que faire des cendres de votre animal. Il existe différents services de fin de vie pour nos compagnons. Si vous optez pour la crémation, plusieurs possibilités s’offrent à vous dont la crémation individuelle qui vous permet de récupérer les cendres de votre animal. Il vous sera ainsi possible de lui rendre un dernier hommage suivant vos souhaits et vos besoins. Il existe toutefois certaines contraintes quant à l’utilisation des cendres de votre animal. Comment se passe la récupération des cendres ? Suite à la mort de votre animal, que vous soyez passé par votre vétérinaire ou par une société d’incinération pour la crémation individuelle de votre animal, vous récupérerez les cendres ainsi qu’un certificat d’incinération, auprès de votre vétérinaire, à votre domicile ou directement au crématorium en fonction de l’option choisie. Les cendres de votre compagnon vous seront alors remises dans une urne dite urne de dispersion. A vous de décidez ce que vous souhaitez en faire. Notre conseil Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à assister à la crémation de l’animal uniquement en cas d’incinération individuelle avant de récupérer les cendres. Où et comment conserver ou disperser les cendres de votre animal ? Conserver les cendres chez vous Vous avez toujours l’option de conserver les cendres chez vous. Vous en avez tout à fait le droit. Nous vous conseillons d’investir dans une urne funéraire pour animaux. Il en existe de différentes formes et différents aspects notamment en fonction du poids de votre animal. A savoir Si vous souhaitez conserver l’urne dans un endroit très accessible, faites attention au passage et jeux d’enfants ainsi qu’aux mouvements brusques d’un chat intrépide même sur un espace en hauteur. Disperser les cendres dans un lieu rempli de symboles ou de bons moments passés avec votre compagnon Vous pouvez disperser les cendres de votre chien ou de votre chat dans un lieu rempli de symboles ou de bons moments passés avec votre compagnon. En pleine nature par exemple à condition d’éviter les voies, les parcs publics et les champs de culture. Si vous le désirez, vous pouvez également disperser les cendres dans votre jardin. Déposer les cendres dans certains cimetières animaliers Vous pouvez aussi déposer les cendres dans certains cimetières animaliers. Deux options possibles disperser les cendres dans un "jardin du souvenir" ou utiliser leur columbarium. Ce sont des lieux constitués de petites niches où vous pouvez déposer l’urne funéraire contenant les cendres de votre compagnon. Tous les cimetières animaliers n’en possèdent pas, renseignez-vous avant. Cette prestation a un coût, entre 30 et 100€ par an. Déposer l’urne dans le caveau d’une personne défunte C’est une question encore assez floue. Un cimetière ne peut accueillir de dépouilles d’animaux. Toutefois, il est parfois accepté d’y glisser une urne contenant les cendres d’un animal, sous la considération qu’il s’agit d’un simple objet au même titre qu’un livre. N’hésitez pas à consulter votre mairie avant toute opération pour ne pas vous heurter à un refus d’un professionnel de pompes funèbres. Programme 2015 Explication de texte > Baudelaire – Le Spleen de Paris "Le chien et le flacon" un poème sans qualités ? Explication de texte Par Jean-Michel GOUVARD Université de Bordeaux-Montaigne – EA 4195 Le chien et le flacon » est l’un des poèmes du Spleen de Paris qui a suscité le moins de commentaires et d’analyses. Ainsi que l’écrit Sonya Stephens, cela tient en partie à ce que ce texte semble représenter la limite inférieure de la poésie, non plus suggestive, mais expliquée de manière appuyée1». De fait, en comparaison avec des pièces telles que Mademoiselle Bistouri », Assommons les pauvres ! », La corde », Le thyrse » ou encore Le joujou du pauvre », dont la composition est à l’évidence plus complexe, et l’interprétation plus problématique, cette pièce semble ne dérouler qu’une allégorie transparente qui stigmatise le mauvais goût du public », et son incapacité à apprécier la poésie Le chien et le flacon – Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur de la ville. » Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s'approche et pose curieusement son nez humide sur le flacon débouché ; puis reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi, en manière de reproche. – Ah! misérable chien, si je vous avais offert un paquet d'excréments, vous l'auriez flairé avec délices et peut-être dévoré. Ainsi, vous-même, indigne compagnon de ma triste vie, vous ressemblez au public, à qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l'exaspèrent, mais des ordures soigneusement choisies. » Cette lecture monologique s’impose d’autant plus facilement que le texte fait partie des premiers poèmes » du recueil, dont le regroupement est légitimé par le fait qu’ils furent réunis du vivant de Baudelaire, dans La Presse du 26 août 18622. Or, ces pièces liminaires déroulent pour la plupart d’entre elles une allégorie qui vise à représenter tel ou tel aspect de la condition du poète dans le monde moderne – allégories dont l’interprétation est également assez transparente, du moins avec L’étranger », Le Confiteor de l’artiste » et, dans une moindre mesure, La chambre double ». Par ailleurs, le poème repose sur un schéma narratif binaire, avec un mouvement d’attraction, suivi d’une phase de répulsion, selon une dynamique actantielle et verbale caractérisée par sa violence, qui vise à provoquer le lecteur en allant à l’encontre des codes socio-culturels censés être les siens. Si ce schéma se retrouve dans diverses pièces du recueil3, il est particulièrement présent dans les poèmes parus le 26 août 1862, puisqu’il structure également L’étranger », Le désespoir de la vieille », Un plaisant », La chambre double », Le fou et la Vénus » et Le mauvais vitrier ». Dans tous ces titres, le protagoniste se retrouve isolé, et est dans un rapport conflictuel avec son entourage, qu’il s’agisse d’un interlocuteur que tout oppose à celui qu’il interroge ; d’un taudis sous les toits ; d’un jeune homme incarnant à lui seul tout l’esprit du Second Empire ; d’un joli enfant » ; ou d’un chien semblable au public ». Cette similitude formelle d’une pièce à l’autre contribue, tout autant que la dimension allégorique intrinsèque, à valider la lecture transparente et non-problématique du Chien et le flacon », qui semble n’être qu’une variation parmi d’autres à partir d’une même stratégie de composition. A ces éléments internes, s’ajoutent les indices textuels qui tendent à apparier ce poème à une fable. Le titre même, Le chien et le flacon », évoque les fables de La Fontaine, sur le modèle du Loup et le chien » Livre I, fable 5, du Loup et le chien maigre » Livre IX, fable 10, de L’âne et le petit chien » Livre IV, fable 5 ou encore de L’âne et le chien » Livre VIII, fable 174, avec son univers animal, allégorique de celui des hommes. Et, dans le troisième paragraphe, la formule vous ressemblez au public, à qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l'exaspèrent, mais des ordures soigneusement choisies » sonne comme une morale », avec sa tournure impersonnelle, son présent de vérité générale, son infinitif, et sa visée générique. Tout comme dans une fable, Baudelaire termine son allégorie en dégageant non seulement l’enseignement que le texte est censé apporter, mais en livrant partiellement une clé de lecture, puisque si le chien ressemble au public », le locuteur, quant à lui, ressemble au poète. On peut toutefois s’interroger sur la nécessité ou, plutôt l’absence de nécessité, d’une telle explicitation. Car, que Baudelaire eût ou non fourni cette clé, le lecteur aurait compris que le poète ne cherchait pas seulement à relater une anecdote au sujet d’un chien, quand bien même il en tirait une morale », mais à incarner, à travers elle, une idée », tant l’allégorie est ici transparente. Et le fait d’éclairer ce qui ne méritait pas de l’être ne fait qu’accentuer la faiblesse apparente du texte. Mais cette faiblesse pourrait-elle être voulue par l’auteur ? Ou, pour le dire autrement, sous son apparente simplicité, ce poème ne dissimulerait-il pas une intention plus retorse qu’il n’y paraît ? Sans aller jusqu’à faire du Chien et du flacon » un texte de même envergure que La corde » ou Mademoiselle Bistouri », c’est ce qu’ont déjà eu l’occasion d’avancer, selon des approches différentes, quoique complémentaires, Jérôme Thélot et Steve Murphy, entre autres en soulignant tout ce que la dimension scatologique du texte pouvait avoir de choquant pour le lecteur de l’époque, et comment le poète lui-même avait investi cet imaginaire pour se l’approprier5. Nous souhaiterions compléter ici leurs suggestions, en nous attachant à certaines propriétés stylistiques du poème. **** La triple apostrophe qui ouvre le poème, Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou », se caractérise par son emphase. Celle-ci se traduit tout d’abord par le parallélisme syntaxique induit, avec le possessif de première personne mon » en tête de chaque constituant, suivi à chaque fois d’une épithète, puis d’un nom. Les deux premiers syntagmes nominaux sont très proches l’un de l’autre, aussi bien par leur prosodie, avec leurs trois syllabes respectives, et leur euphonie, avec l’écho de la consonne nasale entre beau » et bon », et la répétition pure et simple du nom qui sert à la dénomination du référent, chien ». Ce terme est le terme superordonné usuellement employé pour désigner cet animal, de préférence à des termes tels que danois, king-charles, carlin », qu’utilise Baudelaire dans Les bons chiens », et qui sont des termes subordonnés. Dans cette perspective, toutou », qui apparaît dans la dernière apostrophe, contraste avec chien », non seulement parce qu’il induit une rupture de registre, toutou » relevant de la langue familière, contrairement à chien » qui n’est pas marqué sur le plan sociolectal, mais aussi parce qu’il introduit une dimension hypocoristique qui, dans les deux syntagmes nominaux précédents, n’étaient exprimés que par le déterminant possessif et l’adjectif toutou » ne s’emploie dans la langue orale que pour marquer son affection envers le chien ainsi désigné, et s’oppose par exemple, dans son aire sémantique, à clebs » et clébard », qui sont connotés péjorativement. Ce décalage linguistique entre chien » et toutou » induit une valorisation de la dernière apostrophe, laquelle est renforcée par le choix de l’épithète cher ». En effet, beau » et bon » sont non seulement deux adjectifs fréquemment associés en langue, comme dans l’expression bel et bon », mais ils sont surtout usuellement employés pour marquer l’affection que l’on porte à son chien, dont on dira volontiers qu’il est beau » et/ou bon », alors que l’adjectif hypocoristique cher » n’est en rien réservé aux canidés, et s’emploie pour marquer son affection envers des êtres humains. Enfin, toutou » étant bisyllabique, ce troisième syntagme amorce une cadence majeure, ce qui le distingue sur le plan prosodique des deux précédentes apostrophes, qui sont quant à elles dans un rapport d’isocolie. Tous ces phénomènes concourent à produire un effet d’emphase appuyé, et à accentuer la coloration hypocoristique de l’énonciation. Ce dispositif ne semble cependant pas avoir pour seule visée d’exprimer emphatiquement l’attachement du maître pour son chien. Si l’on applique rétrospectivement la grille de lecture que le texte suscite et suggère tout à la fois, et que l’on fait du chien un alter ego du lecteur, la triple apostrophe apparaît comme une captatio benevolentiae, un procédé qui vise à capter l’attention bienveillante du chien-public, mais qui, par le caractère décalé de l’analogie ainsi sous-entendue, ne saurait être qu’une parodie de cette technique qui n’est pas seulement rhétorique, mais qui constitue aussi un cliché de la poésie lyrique, et ce depuis l’Antiquité. Baudelaire a d’ailleurs joué avec cette convention dès Les Fleurs du mal, un recueil qui s’ouvre sur un prologue Au lecteur », où le poète qualifie celui-ci d’hypocrite, et qui se poursuit par un premier poème intitulé Bénédiction » où se multiplient les malédictions6. Quant au Spleen de Paris, il débute par la célèbre lettre A Arsène Houssaye », dont la dimension ironique ne fait pas de doute, puis se continue par L’étranger », dont le protagoniste revendique d’être tout ce que son interlocuteur n’est pas, et se définit ainsi comme son envers. Ainsi, l’emphase appuyée de l’incipit du Chien et le flacon » rentre-t-il dans une stratégie baudelairienne qu’il conviendrait plutôt de dénommer captatio malevolentiae, car elle invite à prendre quelque distance avec une lecture littérale de ces apostrophes, qui la réduirait à la simple démonstration de l’affection du locuteur pour son chien. Une posture, sous le plume de Baudelaire, qui est d’autant plus surprenante que le poète n’a guère manifesté la moindre empathie pour les chiens, contrairement aux chats, que la tradition populaire considère comme leurs ennemis ancestraux. Dans le texte qui vient clore le recueil, Les bons chiens », les bons » chiens sont les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poëte qui les regarde d'un oeil fraternel », et ils rejoignent momentanément les autres analogues du poète que sont, dans Le Spleen de Paris, les pauvres, les vieillards, les veuves, les mimes et les saltimbanques7. Mais le cher toutou » du Chien et du flacon » n’est pas de ceux-là ; bien au contraire, il ressemble au chien bellâtre » sur lequel le locuteur des Bons chiens » jette l’opprobre Fi du chien bellâtre, de ce fat quadrupède, danois, king-charles, carlin ou gredin, si enchanté de lui-même qu'il s'élance indiscrètement dans les jambes ou sur les genoux du visiteur, comme s'il était sûr de plaire, turbulent comme un enfant, sot comme une lorette, quelquefois hargneux et insolent comme un domestique ! Fi surtout de ces serpents à quatre pattes, frissonnants et désoeuvrés, qu'on nomme levrettes, et qui ne logent même pas dans leur museau pointu assez de flair pour suivre la piste d'un ami, ni dans leur tête aplatie assez d'intelligence pour jouer au domino ! A la niche, tous ces fatigants parasites! Les deux impératifs qui suivent l’apostrophe du Chien et le flacon », approchez et venez respirer », introduisent un vouvoiement qui, tout comme l’adjectif cher » appliqué à toutou », est décalé par rapport aux usages sociolinguistiques, puisque l’on s’adresse aux chiens en les tutoyant. Le choix de cette forme se colore donc d’une dimension ironique, le maître apparaissant comme beaucoup trop respectueux envers son chien, et se peignant ainsi, en creux, comme un personnage quelque peu grotesque. En même temps, l’emploi de ce vouvoiement prépare la lecture allégorique du texte, grâce à laquelle ce chien prendra une dimension humaine » en devenant le public » – un comparant qui concorde mieux avec l’emploi du pronom de cinquième personne. Cette amorce de personnification du chien trouve également un écho dans respirer un … parfum », où un tel emploi du verbe suppose a priori un actant humain, et non un animal, pour lequel il eût été préférable d’employer des verbes tels que flairer » ou renifler ». De même, on peut avoir le sentiment que l’emphase qui caractérise la triple apostrophe trouve un prolongement dans le choix des adjectifs superlatifs excellent » et meilleur », et dans l’homéotéleute qui vient frapper le syntagme nominal meilleur parfumeur », laquelle est une figure traditionnellement associée à la tonalité emphatique en rhétorique. Mais, là encore, des doutes se font jour quant au bien-fondé d’une lecture littérale. Les adjectifs excellent » et meilleur » sont certes laudatifs, mais en même temps très conventionnels. Le polyptote parfum / parfumeur » qui scande un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur » peut paraître maladroit, dans la mesure où il a un caractère redondant où peut-on acheter un parfum, sinon chez un parfumeur ? Et l’on retrouve une même redondance sémantique avec les deux impératifs approchez et venez ». Ces procédés trop appuyés peuvent être tels à seule fin de souligner la confiance et la naïveté du maître », et de mieux faire ressortir ensuite sa déception le texte s’apparente à une charge, et il est donc susceptible d’intégrer des techniques que l’on trouve par ailleurs dans la caricature et le pamphlet, où il n’est pas rare que l’auteur se montre plus naïf qu’il ne l’est pour mieux dénoncer un comportement qu’il condamne. Mais ils peignent ainsi la voix d’un maître » qui se démarque de la figure du poète proprement dite. Ce peut être celle d’un poète, mais sans que cela soit nécessairement celle de Baudelaire. **** Le second alinéa s’ouvre sur un Et » dit d’enchaînement assez traditionnel, qui relie le discours rapporté au style direct du premier paragraphe avec cette seconde séquence, qui tranche par sa dimension narrative. Le syntagme nominal subséquent, le chien », détonne par rapport à la coloration aussi bien emphatique qu’hyporistique des apostrophes de l’incipit. La dénomination est ici d’une grande sobriété, puisqu’elle se réduit à un syntagme nominal minimal, avec un nom déterminé par un article défini. Ce changement de ton prépare la chute, qui fera du cher toutou » un misérable chien », en commençant de modifier la représentation initiale de l’animal. Le complément modal apposé, en frétillant de la queue », reprend un lieu commun du comportement de cet animal, dont la banalité est renforcée par la banalité même avec laquelle l’attitude est décrite, si ce n’est que frétiller » marque un peu plus l’excitation du chien que ne le ferait remuer », de telle sorte que cette première posture contrastera d’autant mieux avec l’ effroi » du chien à la fin du même paragraphe. La relative indéfinie qui vient compléter ce gérondif, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire », va dans le même sens, dans la mesure où elle n’apprend rien sur le plan sémantique chacun sait que le fait de remuer la queue manifeste, chez le chien, un sentiment positif. Cette précision apparaît d’autant plus superfétatoire qu’elle est quelque peu ampoulée dans sa forme, avec i l’insertion du modalisateur je crois », qui présente comme possible une interprétation que tout le monde recevra comme certaine, et qui apparaît ainsi comme une affectation oratoire de la part du narrateur ; et avec ii le choix de la périphrase nominale ces pauvres êtres », qui se veut emphatique et compatissante, mais se révèle, par le décalage de registre qu’elle instaure, elle aussi trop affectée pour être prise tout à fait au sérieux. Ainsi, malgré l’attaque assez neutre que constituait Et le chien », le lecteur retrouve très vite dans ce second alinéa la voix » du personnage qui s’était fait entendre dans le premier, un personnage qui a une forte tendance à s’exprimer en recourant à des procédés d’emphase que l’on ne peut que trouver quelque peu excessifs appliqués au sujet que le texte développe. Il en va de même du polyptote lexical, du rire et du sourire », ponctué d’un homéotéleute qui le met en relief, où le second terme, sourire », répète en partie, sur le plan sémantique, l’interprétation du frétillement de la queue que le premier, rire », suffisait à saturer. Les deux verbes coordonnés, s'approche et pose son nez humide », font écho aux deux impératifs de la répartie initiale, approchez et venez respirer », la répétition du verbe approcher » soulignant plus encore le parallèle. Ce procédé s’apparente à une technique narrative propre à la fable, un genre que le titre évoquait déjà ainsi qu’on l’a vu. Il facilite la mise en place du scénario, puisque, d’une certaine manière, le présent de narration de ces deux verbes réalise, dans l’instant, l’ordre que les impératifs avaient intimé. Tout comme avec respirer », le second terme, pose son nez humide », tend à humaniser le chien, puisque le nez » est un attribut typiquement humain, qui se substitue ici au museau » ou à la truffe ». Corollairement, à cause de cette impropriété même, la périphrase son nez humide » apparaît quelque peu affectée, et donc comique, tout comme l’était mon cher toutou », par exemple. Elle l’est d’autant plus qu’elle est précédée de l’adverbe modal curieusement », qui a ici son sens classique, et signifie donc avec curiosité » – et non de façon curieuse, bizarre, étrange », au sens moderne – il représente un comportement typique du chien, qui fait montre de curiosité dans la manière dont il flaire le flacon débouché, tout comme il reniflerait le repas qu’on lui sert ou… un paquet d’excréments ». Et cette représentation contraste avec le nez humide » et très humain dont il est affublé aussitôt après. La dernière proposition est à l’unisson de celles qui précèdent, puisque la réaction négative du chien, qui amènera la malédiction finale, est mise en scène par une participiale apposée, puis reculant soudainement », avec encore une fois un homéotéleute, qui repose ici sur la voyelle nasale an / en ». Baudelaire joue ici sur la lourdeur des nasales pour mimer le mouvement de recul du chien, selon un procédé qu’il emploie à diverses reprises dans Le Spleen de Paris, par exemple dans Les veuves », avec C’était une de ces solennités sur lesquelles, pendant un long temps, comptent les saltimbanques », pour traduire la solennité appuyée que le texte énonce, ou encore dans La chambre double », avec Je vous assure que les secondes maintenant sont fortement et solennellement accentuées, et chacune, en jaillissant de la pendule, dit … », afin de mieux faire sentir le poids de chaque seconde qui passe. Dans Le chien et le flacon », le procédé vise toutefois avant tout un effet cocasse, qui est amplifié par la proposition à laquelle se rattache cette participiale, avec effroi, il aboie contre moi », où l’on entend distinctement le chien aboyer, avec les trois occurrences de la séquence phonétique [wa] via la graphie oi » wawawa ». A l’instar de la glose ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire », qui ouvrait le paragraphe, le syntagme prépositionnel qui le clôt, en manière de reproche », n’apporte aucune information nouvelle car, de même que le lecteur sait qu’un chien qui frétille de la queue manifeste sa satisfaction, il sait qu’un chien qui recule en aboyant exprime une posture exactement inverse. L’inutilité sémantique de cette précision peut s’interpréter comme un procédé pour souligner le comportement inopportun du chien, et donc l’ironie du texte, mais le fait que cette expression était déjà perçue comme vieillie au milieu du XIXe siècle peint aussi en creux le locuteur qui endosse cet énoncé comme un individu quelque peu précieux ou affecté dans son élocution – ainsi que d’autres indices textuels l’ont déjà suggéré. **** L’attaque du troisième et dernier alinéa, Ah ! misérable chien », contraste avec la triple apostrophe de l’incipit. Le contraste est sémantique, misérable » étant à l’opposé des qualifications qu’induisaient beau / bon / cher », et le renversement de point de vue est d’autant plus sensible que l’adjectif est antéposé, ce qui tend à le valoriser puisqu’il aurait tout aussi bien pu être postposé – contrairement à beau / bon / cher », dont le placement devant le nom est contraint. L’opposition est accentuée par l’unicité de cette apostrophe dépréciative, qui la distingue des apostrophes laudatives que le locuteur répétait à l’envi, comme s’il se complaisait à ressasser l’affection qu’il porte à son chien. La condamnation n’en est cependant que plus intense, et définitive, du fait de cette unicité même. L’interjection ah ! » qui précède contribue également à ponctuer l’attaque, par l’expression infra-linguistique du sentiment de répulsion qu’éprouve le locuteur, comme si, dans un premier temps, il n’était pas capable d’exprimer sous une forme linguistique ce qu’il éprouve. La suite de la répartie prolonge cette opposition initiale, en associant l’idée d’offrande à la représentation d’un paquet d'excréments », l’acte en lui-même et la nature du don étant a priori peu compatibles, puis en évoquant le chien qui aurait flairé avec délices » ces déjections. Alors que dans les deux premiers paragraphes le chien était invité à respirer un parfum » et à poser son nez humide » sur le flacon, autant de représentations qui, comme on l’a vu, tendait à l’humaniser, il retrouve ici sa dimension canine, puisqu’il est dépeint en train de flairer », et ce, au moment même où le lecteur accède à la clé interprétative qui en fait pourtant un analogue du public », et donc d’un être humain. Ce rappel de l’appartenance de l’animal à la famille des canidés est encore renforcé par l’évocation du fait qu’il serait même capable de dévorer » les excréments, le chien étant bien connu, dans la culture populaire, pour être coprophage. Ainsi, à travers ces jeux d’oppositions sémantiques, ce n’est pas seulement le chien qui redevient chien, mais, avec lui, le public qui se fait chien. Le procédé de l’écriture contrastive se poursuit encore avec l’écho paradoxal qui résonne entre les parfums délicats » et les ordures soigneusement choisies » si les adjectifs sont plus ou moins synonymes, les deux noms s’opposent l’un à l’autre, et le syntagme ordures soigneusement choisies » constitue même un paradoxe, puisqu’un objet ne saurait être catalogué dans la catégorie des ordures » et, en même temps, être choisi », les ordures étant par définition ce que l’on a choisi d’écarter, ce que l’on a choisi de ne pas choisir. Le complément est donc particulièrement ironique, ironie qui ressort du parallèle avec les parfums délicats », mais que renforce aussi le complément de l’adjectif, soigneusement », qui sonne lui aussi comme un terme employé par antiphrase. Enfin, la double apostrophe, vous-même, indigne compagnon de ma triste vie », parachève le système contrastif, par le renversement explicite du stéréotype du fidèle compagnon », qui, de fidèle », devient indigne », et n’apporte aucun réconfort à la triste vie » qui est celle de son maître. On notera aussi l’emploi emphatique du vouvoiement, via le syntagme pronominal vous-même », où le déictique vous » est renforcé d’une particule intensive qui souligne d’autant plus l’effet – et le ridicule qu’il y a à vouvoyer non seulement un chien, ainsi qu’on l’a vu, mais celui-ci tout particulièrement, compte-tenu du comportement qu’il vient d’afficher et qui n’appelle nullement une telle marque de respect. En même temps, comme on l’a déjà suggéré, le choix de vous » conforte l’allégorie entre le chien et un public » que le poète eût peut-être vouvoyé s’il s’était adressé à lui directement. L’apostrophe dépréciative initiale, misérable chien », allait déjà dans cette direction, puisque l’expression est une métaphore lexicalisée, qui était déjà usuelle comme terme d’insulte au milieu du XIXe siècle. Ainsi, alors que beau / bon / cher chien / toutou » ne pouvaient s’adresser qu’à un chien, misérable chien » peut parfaitement viser un être humain, ou une entité collective comme le public ». Tous ces procédés contribuent au comique du texte, et cette veine trouve sans doute son accomplissement dans la note grotesque qu’introduit la mention du très métaphorique paquet d’excréments », l’analogue de toute littérature qui cherche à répondre au goût du public plutôt que de répondre aux exigences de l’art et de la poésie, ou du moins à l’idée que l’auteur s’en fait, sans se préoccuper de plaire au lecteur. On relève d’ailleurs que si le chien est réputé flairer » les excréments, et non pas les respirer » ainsi que son maître l’invitait à faire avec le parfum, c’est aussi parce que flairer » est une action naturelle – tout comme les excréments sont un produit, aussi dégradé soit-il, de la nature –, tandis que respirer un parfum » relève du culturel, du raffinement, de l’artifice. Ces choix lexicaux confortent ainsi le réseau métaphorique, qui oppose, d’un côté, la culture et l’artifice, à travers l’art du parfumeur-poète et l’aptitude à savoir l’apprécier pour ce qu’il est, et, d’un autre côté, la nature, avec les excréments, et le réflexe conditionné du chien, qui aime ce qu’il reconnaît, mais rejette tout ce qui est nouveau et inattendu, quelle qu’en soit la qualité intrinsèque. Ce faisant, la moralité de cette petite fable semble transparente, et la posture qu’adopte le maître amateur de parfums paraît s’assimiler à celle du poète ». **** Il est toutefois possible, comme l’a suggéré Steve Murphy dans son étude du Chien et le flacon », que cet horizon métaphorique du texte n’en soit que l’allégorie de surface », et qu’il y ait, sous le jeu des métaphores, un enjeu que l’on pourrait qualifier tout autant de baudelairien » que l’opposition entre nature et culture/artifice, mais qui est plus complexe à cerner. Pour le dégager, il convient de rapprocher Le chien et le flacon » du Flacon », un poème en vers que Baudelaire publia le 20 avril 1857 dans La Revue française puis, peu après, dans la première édition des Fleurs du mal, et auquel il ne pouvait pas ne pas songer en composant son poème en prose Il est de forts parfums pour qui toute matière Est poreuse. On dirait qu'ils pénètrent le verre. En ouvrant un coffret venu de l'Orient Dont la serrure grince et rechigne en criant, Ou dans une maison déserte quelque armoire Pleine de l'âcre odeur des temps, poudreuse et noire, Parfois on trouve un vieux flacon qui se souvient, D'où jaillit toute vive une âme qui revient. Mille pensers dormaient, chrysalides funèbres, Frémissant doucement dans les lourdes ténèbres, Qui dégagent leur aile et prennent leur essor, Teintés d'azur, glacés de rose, lamés d'or. Voilà le souvenir enivrant qui voltige Dans l'air troublé ; les yeux se ferment ; le Vertige Saisit l'âme vaincue et la pousse à deux mains Vers un gouffre obscurci de miasmes humains ; Il la terrasse au bord d'un gouffre séculaire, Où, Lazare odorant déchirant son suaire, Se meut dans son réveil le cadavre spectral D'un vieil amour ranci, charmant et sépulcral. Ainsi, quand je serai perdu dans la mémoire Des hommes, dans le coin d'une sinistre armoire Quand on m'aura jeté, vieux flacon désolé, Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fêlé, Je serai ton cercueil, aimable pestilence ! Le témoin de ta force et de ta virulence, Cher poison préparé par les anges ! Liqueur Qui me ronge, ô la vie et la mort de mon coeur ! En évoquant un vieux flacon qui se souvient, / D'où jaillit toute vive une âme qui revient », puis en se représentant lui-même comme un vieux flacon » qui préserve de l’oubli ta force et de ta virulence », Baudelaire recourt à un cliché qui était relativement répandu chez les Romantiques, où le poème est souvent associé à un flacon, censé recueillir une expérience que l’écriture poétique transforme en oeuvre d’art, tout en la protégeant de l’injure du temps. Le flacon est ainsi tout à la fois un contenant et un contenu, une forme artistique », aussi bien pour ce qu’il est que par ce qu’il renferme du fait même d’être ce qu’il est. La métaphore sur laquelle repose la clé interprétative du Chien et du flacon » n’est donc pas particulièrement originale, contrairement à d’autres images auxquelles recourt le poète, dans d’autres pièces du recueil, comme les damnés portant leur chimère, dans Chacun sa chimère », Mademoiselle Bistouri dans le texte éponyme, ou encore les analogues de l’artiste que sont, à des titres divers, les vieillards, les veuves, les pauvres ou les bouffons. Mais Le flacon » ne joue pas seulement avec ce cliché romantique. Par rapport au Chien et le flacon », il nous intéresse surtout pour l’association récurrente à laquelle il procède entre le thème du parfum et des motifs morbides, liés à la décomposition des corps et aux exhalaisons nauséabondes qui s’en suivent. Ce procédé est patent dans la description finale du poète-flacon, avec l’image du vieux flacon désolé, / Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fêlé, » qu’on aura jeté », comme s’il n’était plus qu’un déchet, une déjection, au sens étymologique du terme8. De même, lorsque le poète se présente comme le témoin de ta force et de ta virulence », il encadre cette mention, en soi positive, par des expressions aux connotations macabres, qui évoquent des odeurs désagréables et la décrépitude Je serai ton cercueil, aimable pestilence ! … / Cher poison préparé par les anges ! Liqueur / Qui me ronge, ô la vie et la mort de mon coeur ! ». Ces formules font écho en amont à l'âcre odeur des temps, poudreuse et noire » et aux chrysalides funèbres » qui avaient posé les premiers jalons de cette thématique. Et dans les vers qui précèdent immédiatement le final, le souvenir lui-même, qui s’exhale du flacon, s’il paraît sous un jour séduisant, quand le poète évoque le souvenir enivrant qui voltige / Dans l'air troublé », conduit très vite à une impression de Vertige », qui débouche sur l’image de l'âme vaincue » tombant vers un gouffre obscurci de miasmes humains », qu’amplifie une réécriture de la résurrection de Lazare, où alternent les motifs liés à l’odorat et à la mort Lazare odorant déchirant son suaire, / Se meut dans son réveil le cadavre spectral / D'un vieil amour ranci, charmant et sépulcral ». Le parfum » conservé par le flacon apparaît ainsi comme indissociable des miasmes que dégage un corps en décomposition, et cette émanation corrompue a le privilège d’être aimable, tout en étant repoussante, comme le synthétise dans une formule très baudelairienne l’oxymore aimable pestilence ». Ce réseau sémantique était annoncé implicitement dès l’incipit du Flacon », par la mention des forts parfums pour qui toute matière / Est poreuse ». En effet, cette dénomination fait écho aux parfums corrompus, riches et triomphants » sur lesquels se clôt l’un des plus célèbres sonnets des Fleurs du mal, Correspondances » Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants, Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, — Et d’autres, corrompus, riches et triomphants, Ayant l’expansion des choses infinies, Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens, Qui chantent les transports de l’esprit et des sens. Les deux premiers alexandrins, qui évoquent les parfums frais », doux » et verts », accumulent des comparaisons plutôt convenues, dont la banalité même peut être mimétique de la fraîcheur », au sens de naïveté », de ces senteurs, tout comme elle peut aussi suggérer que des odeurs qui appellent des analogies ou des correspondances » aussi communes sont sans grand pouvoir poétique », ou d’un moindre pouvoir que ceux mentionnés dans les vers qui suivent. En comparaison, les forts parfums » que sont les effluves corrompus, riches et triomphants » contrastent avec les précédents, et les deux premiers produits que cite le poète, l’ambre, le musc », nous intéresse tout particulièrement, dans le cadre d’un rapprochement avec Le flacon » et Le chien et le flacon ». En effet, l’ambre est une substance organique molle, de couleur généralement cendrée, au parfum musqué, provenant des excrétions du cachalot et que l'on rencontre flottant sur les mers ou rejetée sur les côtes de certaines régions tropicales9 » ; tandis que le musc est une substance brune à l'odeur pénétrante, que l'on extrait des glandes abdominales de certains cervidés d'Asie centrale ». Les deux premiers exemples de forts parfums » donnés dans Correspondances » sont ainsi issus de sécrétions corporelles, et la première de déjections animales10. Dans cette perspective, la réaction du chien dans Le chien et le flacon » apparaît plutôt comme un complément ou un envers plus ou moins nécessaire, dans le cadre de l’imaginaire baudelairien, à l’attitude du maître ou, plus exactement, à l’appréciation d’un parfum réputé être excellent »11. Ainsi, l’allégorie transparente que le texte explicite dans sa dernière partie paraît bien ne pas être le seul horizon d’attente que le poème en prose met en place, et l’on peut même se demander si la transparence même de cette interprétation monologique n’est pas là pour dissimuler le lien qui semble exister entre un fort parfum » et la scatologie ou, pour le dire en termes moins allégoriques, entre l’aspiration à la plus haute des poésies et le risque de n’écrire en fait qu’un paquet d’excréments ». Cette crainte est également au coeur de pièces du Spleen de Paris telles que Le Confiteor de l’artiste » ou A une heure du matin », où elle reçoit un traitement encore plus explicite, puisque le poète se demande in fine s’il sera capable de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise ». C’est sur cette interrogation centrale de la poétique baudelairienne que repose l’imagerie du Chien et le flacon », ce qui lui confère une signification symbolique plus forte que ce que le texte lui-même veut bien en dire, et en fait une pièce moins anodine qu’elle n’est, même si cela n’en gomme pas l’impression première de simplicité qui s’en dégage, tant dans la nature de l’allégorie que dans les moyens poétiques qui la mettent en oeuvre. GOUVARD Jean-Michel Gouvard est Professeur des Universités, spécialiste de la poésie moderne 1850-1950, auteur de manuels et d'ouvrages de vulgarisation, éditeur d'ouvrages collectifs entre autres pour Larousse, directeur de collections, membre des jurys de concours, expert auprès de l'Agence Nationale de la Recherche et du Centre National du Livre Ministère de la Culture, consultant auprès des éditions Slatkine Genève, Champion Paris et Chadwick Oxford, UK. NOTES 1 Sonya Stephens, Baudelaire’s prose poems. The practice and politics of irony, Oxford University Press, 1999, cité et traduit de l’anglais par Steve Murphy dans Logiques du dernier Baudelaire. Lectures du "Spleen de Paris", Champion Classiques, 2007, p. 68. 2 Les neuf premiers poèmes du recueil parurent ce jour-là dans La Presse, et les cinq suivants pièces X à XIV dès le lendemain, dans le numéro daté du 27 août. 3 Pour une analyse de la structure actantielle de l’ensemble des poèmes, voir Jean-Michel Gouvard, Baudelaire. Le Spleen de Paris, Ellipses, 2014, § 46. 4 D’autres fables mentionnent le chien dans leur titre, mais sans qu’il soit corrélé à une seconde entité, qu’il s’agisse d’un animal ou d’un objet. 5 Jérôme Thélot, Baudelaire violence et poésie, Gallimard, Bibliothèque des Idées », 1993, pp. 19-38 ; Steve Murphy, op. cit., pp. 67-87. 6 Les premiers poèmes des Fleurs du mal constituent un pastiche du dispositif suivant lequel étaient traditionnellement composés les recueils de poésie, ce qui implique une critique en acte des usages poétiques de ses aînés. 7 Voir Maria Scott, Baudelaire's Canine Allegories "Le Chien et le Flacon" and "Les Bons Chiens" », Nineteenth-Century French Studies, vol. 33, n°1-2, 2004. 8 Rappelons que le mot vient du latin dejectio, qui désigne l’ action de jeter vers le bas ». 9 Cette définition, et la suivante, proviennent du Trésor de la Langue française, consultable sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales du et de l’ 10 On relèverait d’autres exemples, dans les textes de Baudelaire, de cette proximité entre le parfum et les miasmes. La première mention apparaît dès la fin de 1844, dans un poème que le jeune Baudelaire, qui a alors vingt-trois ans, joint à une lettre qu’il adresse à Sainte-Beuve Correspondance, tome I, Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade », 1973, J’en ai tout absorbé, les miasmes, les parfums, Le doux chuchotement des souvenirs défunts. On notera que, aux miasmes » et aux parfums », est également associé le motif des souvenirs », tout comme dans Le flacon ». 11 Steve Murphy, dans l’étude mentionnée supra, observe que Baudelaire désignait parfois ses propres poésies de termes en lien avec la scatologie. Là encore, la première mention apparaît très tôt, dans une lettre adressée le 6 juillet 1845 à Théodore de Banville, où il qualifie ses poèmes de torche-public » Correspondance, tome I, op. cit., Confronté à la mort de son chien ou de son chat peut tout à fait engendrer un état de déprime chez le maître. Pleurer de chagrin son animal disparu est tout à fait normal. En prendre un autre, le moment venu, doit être laissé à la décision de chacun. Le travail de deuil est nécessaire. La vieillesse d’un compagnon, chien ou chat, la maladie, le dépérissement… est toujours un moment très pénible à vivre pour les maîtres. Il y a bien entendu les morts accidentelles, mais celles qui font que l’on voit son animal s’amoindrir sont aussi bouleversantes. Bien entendu, la question de l’euthanasie peut se poser. Lourde décision à prendre. Est-ce que l’animal souffre ? Est-il correcte » de vouloir prolonger sa vie de quelques temps malgré son état ?… C’est à un cruel dilemme que les maîtres sont confrontés. L'appui et le soutien du vétérinaireLes vétérinaires, indirectement, subissent cela très souvent. Dans leur rôle de conseils, ils peuvent préparer le maître, l’orienter dans ce choix plus que difficile. L’instant du dernier adieu est bouleversant, désarmant. Les vétérinaires, aussi techniques » puissent-ils être dans ces cas-là, sont confrontés de plein fouet à la détresse des maîtres, à l’image de la mort. Cela n’est pas toujours facile à vivre pour eux non plus. Une fois la décision prise ou la disparition brutale de l’animal, les jours qui suivent sont un calvaire à vivre. Il faut écouter son cœur. Ce n’était certes qu’un chien ou un chat, mais comment oublier tant d’années de vie en commun, tant de bonheurs et de moments partagés ? Certains choisiront la crémation individuelle ou collective ou l’enterrement. Tout cela est affaire de chacun voir encadré. C’est là que commence ce que l’on appelle le travail de deuil. Il est nécessaire. Il ne faut pas se renfermer. Et si une partie de l’entourage n’est pas capable de comprendre l’immense peine ressentie, il faut alors se tourner vers des personnes qui sont capables de comprendre ce que tout cela représente. Un état de déprime peut tout à fait s’installer après la mort d’un compagnon. De petites choses le rappellent sans cesse à ses maîtres. Un accessoire, des photos, la vue d’un autre chien ou d’un autre chat que ce soit dans la rue ou à la télévision. Il y a un énorme vide, impossible à combler. Pleurer de chagrin est tout à fait normal. Les animaux vivent souvent hélas moins longtemps que nous. La question de prendre un nouveau chien ou un nouveau chat peut se faire jour. Ce n’est pas remplacer dans son cœur celui qui vient de partir. C’est vivre une autre histoire, avec un animal complètement différent. I l est d’ailleurs conseillé de ne pas reprendre un animal qui ressemblerait trop au précédent afin d’éviter toutes malencontreuses comparaisons. Ceci dit, certains maîtres passionnés par une race parviennent à faire la distinction entre le chiot ou le chaton nouveau venu et le compagnon disparu. Là aussi, le choix doit être laissé à chacun et la décision peut être plus ou moins rapide selon les cas. Le temps finit par adoucir la peine, même si elle peut tout à fait rester longtemps présente dans l’esprit des maîtres endeuillés. Il existe parfois aussi un enfant dans cette triste histoire. Il est toujours délicat d’aborder avec un petit la mort. Mais le problème ne doit pas être occulté. Enfin, lorsqu’il y a d’autres animaux dans la maison, ceux-ci aussi peuvent ou ressentir un vide, une sorte de manque, ou bien capter » la tristesse de leur maître. Il ne faut surtout pas à ce moment-là les délaisser. Que faire du corps de son compagnon ? Au décès de l’animal, le maître peut choisir entre plusieurs possibilités laisser le corps au vétérinaire pour qu’il soit conduit à l’équarrissage cela est fortement douloureux dans l’idée, demander une crémation collective ou bien individuelle et récupérer ainsi les cendres ou bien opter pour l’enterrement. Il existe des cimetières pour animaux. Dans sa propriété, il est possible d'enterrer son chien où son chat champ, jardin à condition de respecter le règlement sanitaire et de l'enfouir à au moins un mètre de profondeur puis de le recouvrir de chaux. Il s'agit d'une tolérance pour un animal de moins de 40 kg. Mais au-delà, le propriétaire doit faire appel à l’équarrissage ou avoir recours à l’incinération. A retenirSantéVet, spécialiste de l'assurance chien et chat en France propose en option une Garantie Décès qui vise à soutenir les maîtres en cas de perte de leur animal. Cette option est possible en complément d'un contrat Light, Confort ou Premium pour le chien et ces mêmes formules plus SantéVet Cat Indoor pour le chat. Une somme est allouée afin de faire face aux obsèques, qui peut être également utilisée pour reprendre un nouveau compagnon. Parce que perdre son chien ou son chat est toujours un moment douloureux pour les maîtres. Lire également notre article Le coût des adieux et du souvenir SantéVet Le spécialiste de l’assurance santé chien et chat Photo Les parents de Chloé étaient partis au cinéma, en lui disant "Chloé, si jamais tu a peur avant de t'endormir met la main au sol et le chien te léchera la main" Chloé avait un bébé berger allemand, et ça la rassurait de le savoir là .avant de s'endormir elle posa sa main au sol et senti une langue lui lécher la main. Elle s'endormit paisiblement sans pleine nuit elle entendit un grincement de placard, elle alla voir et chercha dans la cuisine d'où venait le bruit, elle ouvrit la porte du placard et vit le chien mort la gorge tranché pleura et entendit derrière elle, venant de sa chambre,"il n'y a pas que les chiens qui savent lécher." Amaigrissement L'amaigrissement, c'est-à-dire une perte anormale de poids, est un indicateur fiable du fait que quelque chose ne va pas. Il est souvent le corollaire d'une perte d'appétit, qui peut elle-même avoir de nombreuses raisons du stress, une insuffisance rénale, du diabète, un problème de dentition ou de gencive, un cancer, une infestation par des vers internes ténia..., etc. Il s'accompagne alors souvent d'autres symptômes, tels que de l'apathie ou des vomissements. Mais dans de rares cas, il peut être provoqué par une hyperthyroïdie, qui est une maladie hormonale le chien mange toujours autant, mais maigrit quand même et paraît sans cesse affamé. Boulimie augmentation de l'appétit Une maladie endocrinienne comme le diabète, certaines maladies digestives ou encore certains médicaments peuvent augmenter l'appétit du chien. Dans les cas extrêmes, l'animal peut devenir boulimique, c'est-à-dire qu'il cherche à manger en permanence, quitte à se mettre à voler de la nourriture. Il faut alors faire attention à ce qu'il ne devienne pas en surpoids voire obèse. L'augmentation de l'appétit ne doit toutefois pas être confondue avec la gloutonnerie, qui caractérise un animal mangeant trop rapidement. Constipation En moyenne, un chien défèque deux fois par jour. S'il essaye mais n'y parvient pas, ou s'il produit des selles de petite taille, sèches, plus dures que la normale, et éventuellement accompagnées parfois de petits saignements, il souffre vraisemblablement de constipation. Il peut également présenter un ventre légèrement gonflé, perdre l'appétit et même vomir. Il existe de nombreuses causes pouvant expliquer une constipation chez le chien. Il peut s'agir d'une maladie digestive plus ou moins grave douleurs abdominales, tumeur..., ou d'une simple affection passagère déshydratation, stress, ration mal équilibrée.... Les vieux chiens sont également prédisposés à la constipation, car leur appareil digestif n'est plus aussi efficace qu'au premier jour. Diarrhée Un chien qui a la diarrhée peut souffrir de problèmes très divers un changement de nourriture trop brutal, une intoxication alimentaire, une inflammation gastro-intestinale, une occlusion partielle du tube digestif, la présence de vers intestinaux, etc. Selon les cas, les selles peuvent être accompagnées de sang. La diarrhée est qualifiée d'aiguë lorsqu'elle dure depuis moins de deux semaines, et de chronique lorsqu'elle persiste pendant plus de trois semaines. Dans les deux cas, elle peut provoquer une déshydratation du chien, en particulier chez les sujets âgés qui ont naturellement tendance à moins boire. Elle ne doit donc pas être prise à la légère. Gloutonnerie Un chien glouton a tendance à engloutir le contenu de sa gamelle en un temps record, au point de se rendre parfois malade. En effet, la gloutonnerie favorise les problèmes digestifs diarrhée, vomissements, etc. et peut même provoquer un retournement de l'estomac, qui est un syndrome très grave. Cette attitude traduit très souvent un problème psychologique le chien peut par exemple avoir peur qu'on lui vole sa nourriture, en particulier s'il mange en présence de congénères. Il peut aussi redouter d'avoir faim, par exemple s'il a été mal nourri par le passé. Gonflement abdominal Le gonflement abdominal n'est pas normal chez le chien il est très souvent synonyme d'un problème de santé grave, qui peut même être mortel. Il est facile à repérer en quelques heures, le ventre devient dur et gonflé, le chien a du mal à s'asseoir ou à s'allonger, et il peut gémir ou être clairement en état de souffrance salivation abondante, vomissements, abattement.... Dès que ces symptômes sont identifiés, le maître doit réagir au plus vite et amener rapidement son animal chez un vétérinaire. Différents facteurs peuvent expliquer le gonflement abdominal un repas trop copieux ou avalé trop rapidement, une occlusion intestinale, un retournement de l'estomac, un cancer, etc. Il faut savoir que dans la majorité des cas, le gonflement abdominal n'est pas dû simplement au fait que le chien a trop mangé, mais bien le symptôme d'un problème plus grave. Il faut donc contacter un vétérinaire sans tarder, car le pronostic vital peut rapidement être engagé. Perte d'appétit anorexie L'anorexie, ou le manque d'appétit, peut être causée par une chaleur importante, un changement de nourriture ou d'environnement dans le cas d'un déménagement avec son chien par exemple, ou un stress temporaire. Dans ces cas-là, elle n'est que passagère et ne doit pas inquiéter outre mesure. Mais elle peut aussi avoir des causes plus graves. Si un chien se montre incapable de manger alors que son appétit semble intact, s'il s'intéresse à sa nourriture, la flaire, en consomme un peu puis s'arrête, il peut souffrir d'une maladie ou d'une lésion de la cavité buccale une mauvaise haleine du chien peut également être un indice. Dans de rares cas, le problème peut être d'ordre psychologique, par exemple si le chien a associé un mauvais souvenir à sa gamelle ou au lieu où il prend son repas. Dans cette situation, il faut alors tenter de comprendre le traumatisme de son chien pour l'aider à le résoudre et lui permettre de retrouver l'appétit. Polydipsie fait de boire beaucoup Un chien boit normalement autour de 55 ml d'eau par kilogramme et par jour. S'il boit plus de 100ml d'eau par kilogramme et par jour, il est atteint de polydipsie. La polydipsie, ou le fait de boire beaucoup, peut être la cause d'une température extérieure élevée ou d'une déshydratation causée par un effort important ou un stress passager. Dans ces cas-là, il n'y a pas lieu de s'inquiéter, car la prise d'eau revient rapidement à la normale, sans conséquence aucune pour le chien. Cependant, la sensation de soif est parfois créée par un excès de glucose dans le sang ou par une forte déshydratation, causée par du diabète, une insuffisance rénale, une tumeur, la prise de certains médicaments, une forte fièvre, etc. Si la polydipsie n'a pas de cause évidente et si elle semble durer dans le temps, il faut contacter un vétérinaire. Prise de poids Les origines possibles d'une prise de poids excessive sont multiples, à commencer par une ration alimentaire inadaptée à la taille, à l'âge et/ou à l'activité du chien. Elle est plus fréquente chez les vieux toutous, car ces derniers sont moins actifs et ont plus de mal à éliminer les graisses apportées par leur alimentation. La prise de poids peut aussi découler d'un dérèglement hormonal, d'un problème cardiaque, d'une maladie du foie, d'un cancer, etc. Elle peut enfin être simplement liée à la gestation de la chienne ou à une grossesse nerveuse. Torsion ou dilatation de l'estomac La torsion-dilatation de l'estomac est due à une accumulation trop importante de gaz et de liquide dans l'estomac du chien. Cet accident est plus fréquent chez les races de grande taille, les chiens gloutons et ceux qui s'activent après le repas, mais il peut toucher tous les individus. Si l'animal semble inquiet, bave beaucoup, essaie de vomir, si son ventre est tendu et douloureux et sa respiration saccadée, c'est probablement qu'il est victime d'une dilatation de l'estomac. Sans intervention, le décès peut survenir en quelques heures il faut donc contacter immédiatement un vétérinaire. Vomissement Un vomissement occasionnel est dû le plus souvent à une ingestion trop rapide d'aliments ou à une indigestion passagère il ne présente alors aucun caractère alarmant. En revanche, des vomissements chroniques peuvent indiquer un dysfonctionnement du foie, comme une hépatite ou une insuffisance hépatique aigüe. Ils peuvent également être la conséquence d'un empoisonnement, si le chien a ingéré des produits chimiques, des plantes toxiques, etc. Dans ce cas, d'autres symptômes sont généralement présents, comme des douleurs, de la fièvre ou des diarrhées.

a quoi ressemble les cendres d un chien